Pourquoi cette pluie monstre a choisi Sotouboua cette nuit-là?

La nuit de lundi à mardi (du 9 au 10 février 2026), Sotouboua et ses environs ont été touchés par une « pluie torrentielle » assez intense, typique des épisodes orageux parfois violents en cette période de transition dans la région centrale du Togo.
Dès la tombée de la nuit, le ciel s’est rapidement assombri, avec des nuages très bas et lourds qui ont donné l’impression que le jour n’allait jamais vraiment s’achever. Puis, vers minuit et surtout dans les premières heures de la matinée (entre 1h et 5h environ), les précipitations se sont transformées en véritable déluge : une pluie dense, presque continue, avec des rafales de vent qui faisaient claquer les tôles et secouaient les arbres.
Le bruit était impressionnant : un grondement sourd et permanent, comme si des milliers de seaux d’eau se déversaient en même temps sur les toits, les routes et les champs. Par moments, des averses encore plus fortes s’abattaient en rafales, réduisant la visibilité à presque rien, avec des rideaux d’eau si épais qu’on distinguait à peine les lumières des maisons voisines.
Dans les quartiers et les villages autour de Sotouboua, plusieurs axes ont été temporairement inondés – notamment les petites rues non bitumées et les zones basses près des rivières ou des bas-fonds. L’eau a rapidement monté, formant des flaques énormes et parfois des écoulements boueux qui charriaient terre, feuilles et petits débris. Certains habitants ont rapporté avoir entendu des bruits d’eau qui dévalait les pentes avec force.
La température est restée assez élevée malgré la pluie (autour de 24-26 °C), ce qui rendait l’atmosphère lourde et étouffante, avec beaucoup d’humidité.
Au lever du jour mardi, la pluie s’est calmée progressivement, laissant place à un ciel encore très chargé et à un paysage détrempé : routes glissantes, quelques arbres couchés ou branches cassées, et des champs gorgés d’eau. Pas de catastrophe majeure signalée (pas d’inondations généralisées ni de dégâts très graves rapportés publiquement), mais c’était clairement une nuit où il valait mieux rester à l’abri.
C’était une grosse averse, le genre qui rappelle que la saison des pluies n’est plus très loin et que la nature peut encore montrer les muscles même en février !
Si tu étais sur place, tu as dû bien l’entendre… Pourquoi cette pluie monstre a choisi Sotouboua cette nuit-là?
Raconte-moi comment ça s’est passé de ton côté ?
Aristide Kawele





