Luttes Évala à Sotouboua : Quand la jeunesse Tchitchao perpétue le rite de la Kozah

Luttes Évala à Sotouboua : Quand la jeunesse Tchitchao perpétue le rite de la Kozah

Deux heures d’effort intense, de prises spectaculaires et de ferveur populaire. Ce dimanche 26 juillet, le terrain de l’école primaire publique (EPP) Plateau Centre de Sotouboua s’est transformé en une arène battante à l’occasion de la 12e édition des luttes traditionnelles Évala.

Organisé par la chefferie traditionnelle, l’événement a rassemblé une foule des grands jours venue célébrer l’identité culturelle de la Kozah hors de ses terres d’origine.

Les lutteurs prèts à descendre dans l’arène

Dans l’arène de poussière, les jeunes lutteurs ont rivalisé de force, de technique et d’endurance. Chaque prise réussie s’est accompagnée des hurlements du public et des rythmes profonds des tam-tams. Plus qu’une compétition sportive, la lutte Évala demeure un rite d’initiation majeur : elle marque le passage à l’âge adulte pour les jeunes hommes, une étape où s’affirment le courage, l’honneur et le sens de la discipline.

Pour les organisateurs, cette délocalisation à Sotouboua répond à un enjeu de transmission. En rapprochant la fête des ressortissants installés dans la région centrale, la communauté Tchitchao garantit que les jeunes générations gardent un lien vivant avec leurs racines, même loin du pays kabyè.

L’événement s’est achevé dans une ambiance festive, confirmant que cette tradition, fidèlement entretenue d’année en année, conserve toute sa puissance de rassemblement.

Gérémie Kadanga

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