Sotouboua / Tournée de sensibilisation du FIFAF-Togo: plus de 200 leaders, élus et femmes engagés autour du leadership inclusif et de l’éducation des filles

Sotouboua / Tournée de sensibilisation du FIFAF-Togo: plus de 200 leaders, élus et femmes engagés autour du leadership inclusif et de l’éducation des filles

Du 22 au 23 octobre, la tournée de sensibilisation du FIFAF-Togo a fait étape à Sotouboua, Adjengré et Tchébébé. Chaque commune désignera un point focal et la préfecture préparera un projet pour le forum de Kara, prévu en 2027.

De la gauche à droite: Le maire de la commune Sotouboua 3 M. Banguina; le SG de la préfecture M. Akakpo et le chef canton de Tchebebe M. Baba

Qui peut diriger, et comment ? Les 22 et 23 octobre 2026, la question a réuni plus de 200 participants dans les trois communes de Sotouboua, à Sotouboua, Adjengré et Tchébébé, chefs-lieux respectifs de Sotouboua 1, 2 et 3. Ils ont accueilli la tournée nationale de sensibilisation du Forum international des femmes africaines – Section Togo (FIFAF-Togo), conduite avec le Haut Conseil des sociétés civiles d’Afrique subsaharienne (HCSC-AFSUB) et l’association Avenir des jeunes filles de Dapaong (AJFD). Elle s’adressait aux leaders communautaires, aux élus locaux, aux associations et aux groupements de femmes.

L’initiative se place sous le thème : « L’éducation des filles : un levier incontournable pour l’autonomisation économique et le développement durable des femmes en Afrique ». Elle vise à sensibiliser les filles à l’importance de l’éducation, à renforcer les capacités des jeunes filles et des femmes, à promouvoir leur autonomisation économique et à contribuer au développement durable des communautés.

Questionner les stéréotypes

Etape d’Adjengre: Mme Tchonda; l’adjoint au maire M. Kaditche et Mme Assi Pélagie

Les rencontres ont été animées par Mme Tchonda Edith, secrétaire générale du FIFAF-Togo, en présence de Mme Assi Pélagie, présidente du FIFAF-Togo pour la région Centrale. Le format, participatif et interactif, a invité les participants à interroger les stéréotypes et les normes sociales qui freinent encore la place des femmes dans la vie publique. Ils ont aussi réfléchi à un leadership fondé sur l’inclusion, la collaboration et la responsabilité.

Les échanges ont insisté sur un point : diriger ne se réduit ni au pouvoir ni à l’autorité. C’est aussi savoir rassembler, écouter, reconnaître les compétences de chacun et créer les conditions d’une participation équitable des femmes et des hommes. Cette approche prolonge la vocation du FIFAF, qui regroupe des femmes africaines autour de la promotion de leurs droits et de leur participation aux décisions. En rappel, sa première édition internationale, en septembre 2021 à Kinshasa, portait déjà sur le leadership et la participation des femmes aux postes de décision pour le développement de l’Afrique.

Une responsabilité partagée

Vue partielle de la salle

Les rencontres ont aussi ouvert le dialogue sur le rôle des autorités locales, des leaders communautaires, des hommes et des femmes dans la construction de communes plus inclusives. Pour Mme Tchonda Edith, l’égalité de genre ne peut pas être l’affaire des femmes seules : elle suppose que les autorités, les hommes et les femmes avancent ensemble, au bénéfice de toute la commune. Elle demande l’adhésion des hommes, l’engagement des autorités et la mobilisation de toute la communauté.

Prochaine étape : le forum de Kara en 2027

Chaque commune désignera un point focal. Et le niveau péfectoral est chargé de préparer un projet qui sera soumis au forum de Kara, prévu en 2027. Les organisatrices veulent ainsi prolonger la sensibilisation par des initiatives concrètes, conçues au plus près des réalités locales.

À Sotouboua, cette étape s’est voulue un temps de dialogue, de prise de conscience et d’engagement. Le changement, rappellent les organisatrices, commence là où une communauté accepte de regarder autrement les rôles, les capacités et les possibilités offerts à chaque citoyenne et à chaque citoyen. Il faut souligner qu’au Togo, 30 préfectures dont Sotouboua sont concernées par l’initiative.

Aristide Kawele

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