Sotouboua / Entre fête, unité et action concrète : À Sondè, l’AJVS réussit le pari de sa 6e journée de réflexion pour le développement local et s’attaque au fléau des enfants sans acte de naissance

La jeunesse du village de Sondè à Sotouboua, pour la 6e fois consécutive a honoré de leur engagement pour l’unité et le développement local. Elle confirme son influence dans la vie locale.
L’édition 2026 de la journée de réflexion du village de Sondè a tenu ses promesses ce samedi 23 mai. Au programme : caravane, sensibilisation, partage du repas. Venus des quartiers Tchondè, Kigbandè et Atondè, ils ont formé une caravane festive et bruyante qui a traversé le village, cet après midi jusqu’au tard dans la nuit.

Regroupés au sein de l’Association des Jeunes du Village de Sondè (AJVS), ils ont placé cette édition sous le signe de l’unité et de l’action concrète. La mobilisation a débuté par une marche rythmée, chants en tête, qui a démarré devant la maison Pana, s’est arrêtée au vestibule du chef de village, avant de s’achever au domicile du président des jeunes.

Sensibilisation sur l’acte de naissance
Au cœur de la journée : un sujet important. Hervé Tehewa, président des jeunes et agent d’état civil, a véhiculé le message devant une foule attentive :
« Nul n’ignore l’importance du premier document de l’enfant. Mais une fois le délai de 45 jours dépassé, les conséquences deviennent lourdes. Elles bloquent l’accès aux emplois, aux concours et compliquent toute la vie administrative. »

Il a insisté avec fermeté que l’acte de naissance doit être établi dans les 45 jours. L’opération est gratuite. Passé ce délai, les jugements supplétifs coûtent cher en temps, en argent et en opportunités perdues.
A l’en croire, cette sensibilisation dépasse le seul village de Sondè. Elle vise tous les habitants de l’ouest de la route nationale 1 à Sotouboua. « Nous allons ratisser large », a estimé Hervé Tehewa. Car dit-il, un enfant sans acte de naissance est un enfant qu’on privé de droits !
Pendant plusieurs minutes, il a détaillé les conséquences des jugements supplétifs. Dossiers bloqués, recrutements refusés, concours administratifs compromis. Problèmes d’établissement de nationalité. Pour lui, le retard dans l’établissement de ce document poursuit souvent les victimes jusqu’à l’âge adulte. Les habitants de Sondè on salué l’initiative et pensent se mettre à jour de ce manquement.
La priorité de Sondè reste le développement et la cohésion sous toutes formes
René Padaha, chef du village, a appelé les habitants à préserver l’entente entre les familles. Sa priorité reste le développement du village sous toutes ses formes. Il a rappelé que le développement doit toucher tous les domaines. Son message est clair : préserver la cohésion sociale et éviter l’abus d’alcool. Il a surtout insisté sur l’emploi des jeunes, une préoccupation majeure.
La présidente des femmes, Koumealo Kalinesso, a confirmé l’unité. « A Sondè, nous les femmes sommes derrière les hommes. Cette harmonie doit continuer. »
Un pique-nique géant pour clôturer les festivités

Après les discours, la caravane a repris de plus belle. Elle s’est achevée au bar Bonagana, ex-bar Cap, dans une ambiance électrique. Musique, rires et danses ont pris le relais. Autour du pique-nique partagé, les jeunes ont prolongé les échanges dans une atmosphère détendue mais solidaire.
Avec cette 6e édition, l’AJVS confirme son rôle de force vive du village. À Sondè, la jeunesse ne parle pas seulement : elle marche, elle alerte et elle fête. Un modèle de mobilisation locale qui avance.
Aristide Kawele






